Dès 1958, il joue avec Phineas Newborn JR , Teddy Edwards ou Leroy Vinnegar,
puis, en 1963, il forme un quartette avec Hampton Hawes, est engagé par Gérald et Jack Wilson, puis en 1966 par Reggie Workman ( bassiste de John Coltrane) le persuade de se joindre à une Jam-sesion au Lighthouse d’Hermosa Bech, où il rencontre le flûtiste Herbie Mann, avec qui il restera quatre ans, avec des disques très jazz-rock, -soul ou –funk, et des incursions latines du côté du Brésil, dont le chef d’œuvre reste « Memphis Underground ». En 1970, Roy Ayers quitte Herbie Mann pour monter son propre groupe à New York, « Ubiquity », un mot qui lui va très bien, puisque sa musique mêle déjà Jazz, Rythm’N’Blues puis Funk, Gospel, Rock ou Pop, avec l’obsession de tout faire même chanter avec une voix soul personnelle et émouvante, et d’être de tous les styles en même temps, ce qui est le sens de l’Ubiquité musicale.
Il touchera également au style « Blaxploitation » (BO de films pour noirs mettant en scène des noirs dans les années 60s/70s) avec sa bande originale pour le film « Coffy », dont est extrait son titre « Coffy Is The Colour », qui ne démérite pas par rapport à celle composée par Isaac Hayes pour « Shaft ».
Mais son plus grand succès sera « Everybody Loves The Sunshine ».
Il fera également évoluer son instrument, le vibraphone, par l’adjonction d’effets électriques, comme Miles Davis le fait à la même époque avec sa trompette, ou Herbie Hancock en inaugurant les claviers « fender rhodes ». Dans les années 80s, il fera une tournée en Afrique avec le père de l’ « afro-beat » (mélange africain d’improvisations Jazz Coltraniennes, dans un contexte fun, sur des rythmes de percussions africaines) Fèla Kuti pour l’album « 2000 Blacks ». Il continue de se produire et d’enregistrer des disques, invitant récemment pour son album « Mahogany Vibes » les stars du R’N’B/ Hip-Hop actuel, comme Erikah Baduh.
Le 19 décembre dernier, il était à La Salamandre de Strasbourg avec son groupe composé du vocaliste soul John Pressley, du claviériste et saxophoniste Ray Gaskins, compère depuis plus de dix ans qui est aussi par l’Angleterre pour quelques tracks à la période de "l’acid jazz", du bassiste électrique Donald Nicks, du batteur Lee Pearson, et du jeune guitariste blanc les ayant rejoints d’Angleterre, Michael Anthony Smith, devant un parterre de fans, pour sa seule date en France avec Paris.
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